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Les conséquences de la COVID sur les pratiques des acteurs de l’intervention sanitaire et sociale

La crise de la covid-19 pose de nombreuses questions aux différents acteurs accompagnant les publics vulnérables et notamment les jeunes.

D’abord car les jeunes accompagnés font face à de nouvelles difficultés : fracture numérique exacerbée, isolement relationnel accru, réduction voire disparition des systèmes D d’entraide et d’appui aux familles, précarisation et paupérisation (arrêt des petits jobs, des contrats courts, difficultés à trouver des stages, à entrer sur le marché du travail…), projets de vie reportés.

Mais aussi car le fonctionnement même des structures a été très largement bousculé : fermeture de différents lieux (associatifs, lieux publics), nouveaux modes de fonctionnement imposés par la pandémie dans les lieux d’accueil collectifs (foyers de jeunes, de personnes en situation de handicap…), nécessité de protection des professionnels et bénévoles, besoin de rapidité et de flexibilité dans les circuits de décision. La puissance publique a investi des sommes d’argent considérables dans l’accompagnement des personnes et des structures. Comment les acteurs de terrain ont fait évoluer leurs pratiques de travail dans ce contexte inédit ? Quelles difficultés ont-ils rencontrer pour poursuivre leurs actions ? Comment les priorités d’action des structures ont-elles été repensées pour s’adapter aux besoins des publics et aux contraintes sanitaires ?
L’enquête réalisée par le Crédoc s’est appuyée sur un peu plus de 40 entretiens, réalisés auprès d’acteurs de terrain (fonctionnaires, salariés et bénévoles) exerçant en région parisienne.

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Quatre millions de Français fragilisés par la crise sanitaire

Depuis la mi-mars 2020, la France a adopté de multiples mesures pour contenir l’épidémie de Covid-19 : confinements, couvre-feux, interdiction ou restrictions d’activités, distanciation sociale, etc.
Dans le cadre du lancement de l’Institut Vulnérabilités et Résiliences, le CRÉDOC, a cherché à établir un premier bilan des conséquences sociales de cette période en s’appuyant sur son enquête Conditions de vie et aspirations.
En mai 2021, alors que l’atmosphère était alors plutôt encourageante sur le front sanitaire, 31 % des Français déclaraient se sentir en situation de vulnérabilité, c’est dix points de plus qu’en 2018. 83 % des « nouveaux vulnérables » sont des actifs occupant très souvent des emplois précaires, dans le secteur privé, avec des revenus modestes, âgés de moins de 40 ans, avec souvent une charge de famille. Ils sont aux prises avec des difficultés d’accès ou de maintien en emploi.
La perte de revenus les conduit à reporter ou à renoncer à des dépenses essentielles de logement, de santé, de voiture, d’alimentation. Ils expriment aussi de fortes inquiétudes économiques quant à l’avenir, probablement liées à des secteurs d’activité impactés par la distanciation sociale (tourisme, loisirs, transports…).
Cette fragilisation a également des conséquences collectives, elle génère des formes de radicalité, une méfiance dans les institutions et le gouvernement. L’étude montre cependant l’impact positif des soutiens apportés pendant la crise par les associations ou les pouvoirs publics sur la capacité de ces personnes à aller de l’avant, et au-delà sur la cohésion sociale.